Mardi 18 novembre 2008

1. Le peuple va mal. La culture actuelle ne permet pas d’envisager un élan libéral dans les pays démocratiques du vieux continents. Il y a bien quelques idéaux dont on entend parler à l’école sans prendre conscience de leurs impacts, Benjamin Franklin et l’Histoire du continent Américain est pour ainsi dire inexistant dans la conscience culturelle française. L’histoire du libéralisme est passé sous silence par les Lumières dont on n’explique rien. Bref, c’est bien la culture historique des jeunes individus qui est mise à mal, le résultat est très visible après coup.
 

2. Le peuple, voir le bas peuple (n’ayons pas peur des mots ni des faibles), est désencadré lorsqu’il s’agit d’exercer ses devoirs de citoyens. La démocratie ne fonctionne plus lorsque le peuple ne tient pas son rôle, concrètement l’opinion ne fait plus son travail de réflexion préalable aux débats entre les majorités, ce qui rendrait les plus nombreux théoriquement victorieux. 

Dans le cas présent, le faux débat démocratique est annihilé par cette pseudo-démocratie, chimère qui fait perdre le sens originel du terme. Il n’y a plus qu’une idée, qu’une et unique conscience politique ce qui fausse la démocratie : Le débat est à sens unique. Deux illustrations pour les éventuels résistants à cette idée, les mêmes qui parlent de résurrection du fascisme lors des contrôles des sans papiers, ou encore, ceux qui dénoncent les inégalités issues du « capitalisme sauvage ».
 

3.1 Premièrement, le consensus est global sur le problème américain, la grandiose démocratie n’offre aucun débat, ce pour ne pas choquer le mouton, le faible, il ne faudrait surtout pas troubler la non-réflexion du peuple si ardemment défendu. Il y a un joug qui s’abat, venant à la fois des journalistes et de l’inconscient post-chrétien. Ce joug anti-américain qu’on peut partager par ailleurs doit être sévèrement dénoncé : le journalisme français a démontrer son incapacité à se prendre en main seul. Le résultat est pathétique, l’approbation de tous les médias, strictement aucune zone d’accord avec les méchants Républicains et surtout le méga-ultra-supra-méta-Méchant : Bush ! BANDE DE FIOTE ! Ce flagrant exemple montre bien que la démocratie donc le débat n’a pas lieu, n’existe pas. Lesdits démocrates défendent donc  une illusion, une pâle copie d’une mystique démocratie grecque, au même titre que la mystique mémoire Révolutionnaire pour les moutons contre-intellectuels.


3.2 Deuxièmement, rappelons nous de 2002. Jacques Chirac qui est alors candidat à la présidence de la République, va renier la valeur reine de la démocratie... avec tout le peuple derrière lui ! L’habituel débat télévisé depuis 1974 qui oppose les deux candidats a été parfaitement abandonné par Chirac, le peuple acclamant ce geste devant « Le Pen le monstrueux fasciste antidémocrate ». Celui qu’on présenta comme le seul démocrate, qui a abjurer le principe du débat est applaudi et défendu par le même consensus. L’absence de débat, le renoncement à la démocratie a bien eu lieu sous les applaudissements du peuple et des rares intellectuels « démocrates ».

3.3 On pourrai même allez plus loin encore. En effet, tous ces ultra-démocrates, pour qui le terme anti-démocrate est une insulte, ne sont pas fidèles à leur conviction. La dose de proportionnelle est trop minime, le peuple n’est donc pas souverain, il est encadré dans un bipartisme qui profite aux politiciens. La démocratie parfaite, qui voudrait que le peuple soit souverain et représenté par des élus, n’est pas appliquée aujourd’hui. Le peuple est représenté par deux partis qui s’alignent sur un consensus anti-libéral, ou tout au plus, socialo-libéral. 



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