4. On a clairement vu que la démocratie ne fonctionne qu’à un sens dans notre système. Nous pouvons donc revenir sur à notre sujet :
L’éducation formatrice et libératrice, à la fois du peuple et plus profondément des consciences individuelles. La conscience du peuple a disposé de lui-même ne fonctionne plus, elle n’est plus à
l’ordre du jour. La dictature serait même plus adaptée pour conduire une Nation à notre époque, un régime fort, une technocratie. Les élites dirigent les affaires politiques, ce dont le peuple ne
peut pas s’occuper du fait de la complexité de cette non-science politique. Le problème de cette solution qui pourrait paraître trop simpliste et dangereuse réside dans le système que la
dictature engendre. On pense la dictature et les régimes autoritaires de façon péjorative, ces derniers reniant les libertés des individus.
4.1 De plus l’autorité est souvent synonyme de nationalisme, d’anti-capitalisme et d’un Etatisme appuyé. De ce point de vue, le Gaullisme est le simulacre de l’Autorité mené au niveau de l’Etat.
La dictature et l’Autorité ont un lourd passé, on peut difficilement s’en réclamer, de plus, ces deux notions politiques marquent un retour à la Nation, et une fermeture au monde. On ne pourra
donc pas acclamer ces systèmes archaïques, bien qu’ils témoignent de la faiblesse du peuple, de son inculture et de son incapacité à diriger une Nation par lui-même, c’est le mythe égalitariste
de la Démocratie (l’idée du peuple souverain, d’une Nation égalitaire).
5. On peut penser le Minarchisme autrement, même si l’antidémocratisme est reconduit. L’apport le plus conséquent qui marque une rupture avec toute la pensée contre-révolutionnaire est la défense acharnée du Libéralisme, des
libertés des individus. Plus concrètement la haine de la compassion et de l’éloge de la faiblesse sera de mise en œuvre. Il n’est pas question de créer un nouveau système pour mieux défendre le
faible et le mouton. Il s’agira de transcender l’individu, la transcendance devrait
être le seul idéal du Politique et des politiciens. Point de compassion, point d’anti-élitisme, point d’exposé de la misère humaine qui ne contribue qu’à la dépression intellectuelle, point de
préoccupation populiste pour assoire sa majorité aux élections.
5.1 Le libéralisme n’a jamais été défendu par aucune dictature de par le monde. De plus, le Minarchisme ne serait en aucun cas une pâle copie d’un régime autoritaire. L’ouverture au monde,
l’ultra-ouverture douanière, la liberté totale de circulation des hommes, des capitaux, des marchandises permet l’enrichissement des Nations (bien que la notion de Nation soit contestable à notre
époque, préférant le cosmopolitisme). En revanche on peut penser qu’un système anti-démocratique peut mieux gouverner une Nation. L’incapacité du peuple ainsi que les passions dont il fait
preuve, rappel son illégitimité quant à se prendre en charge. Là où les contre-révolutionnaires classiques voulaient un Etat fort à la place d’une Assemblée faussement représentative, on peut
imaginer un Etat puissant minimal.
5.2 Expliquons nous. Quel système peut-on avancer si on reconnaît à la fois les bienfaits du « laisser-faire » le plus total, ainsi que l’incapacité du peuple à se diriger par lui-même (notamment du fait de son inéducation) ? Dans cette logique, l’Etat démocratique doit être décomposé, pour faire place à ce concept unique, un Etat minimal, mais absolu et incontestable. Un « Etat fort minimal ». Ainsi, dans tous ses domaines de compétences, l’Etat fort est légitime et plus ou moins démocratique (on peut par exemple imaginer un système de grands électeurs plus compétents). Il n’est pas question de faire peur, ni d’une résurgence des totalitarismes du XXe siècle. Si l’Etat est minimal, si son rôle est strictement fixé aux fonctions dites régaliennes, il sera inoffensif et les libertés des hommes sont non seulement conservées mais accrues ! Il faut arrêter le tout-démocratie et le tout-social, les dégâts sont constatables, l’Etat doit disparaître, mais dans les domaines où il subsiste, il devra être le seul, sans concurrence, il sera un Etat fort.
5.3 On peut définir une ébauche des fonctions d’un Etat minimal. L’éducation, la recherche publique selon le degré de l’innovation dans le privé, la défense et la lutte contre le terrorisme, la justice et enfin la culture. Ce sont les cinq piliers de l’Etat minimal, qui nécessite très peu d’emplois. Plus concrètement, et pour le cas singulier de l’Europe, on peut envisager que ces cinq piliers se retrouvent au niveau Européen et non plus au niveau National, ce qui serait singulièrement positif.
6. L’importance est de comprendre d’où vient cette haine de libéralisme. C’est le manque d’éducation qui fait persisté la vision marxiste, du dominant et du dominé. Il y a ainsi toujours un puissant pour détruire les plus faibles. C’est un schéma simple, très facile à comprendre pour le peuple inintellectuel. En revanche, le Libéralisme est paradoxalement plus complexe à cerner...
6.1 C’est la culture chrétienne qui fonde cette incapacité à digérer cet excès de liberté offert par le Libéralisme. La culture et la morale
chrétienne de compassion et d’anti-élitisme est le fondement même de l’anti-libéralisme actuel.
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