Critique du discours incomplet.
1) Si nous essayons de cerner les fondements du problème socialiste, nous devons nous en prendre à ses racines, moisies dès son apparition. C’est en
lisant et en s’appropriant Frédéric Bastiat que l’on parvient à déceler l’incohérence dont est victime la science politique à notre époque. Bastiat nous donne cette leçon qui reste fondamentale,
à savoir discerner ce qu’on voit de ce qu’on ne voit pas en économie politique. Un exemple pour être plus concret : subventionner les arts revient certes à aider la « Culture »,
c’est ce qu’on voit. Mais cela revient à donner des droits aux artistes sur les autres professions, et leur donner une plus grande importance au point de prélever sur les artisans des ressources
pour financer la « Culture », c’est ce qu’on ne voit pas. Finissons notre introduction en amenant le problème sur lequel je disserte : comment expliquer que le socialisme puisse Ã
la fois garantir les libertés individuelles ainsi qu’améliorer la justice sociale et l’égalitarisme. Nous verrons
que la science politique se trouve confronter à deux choix : le Socialisme, qui tend à la dictature. Le Libéralisme qui tend à mettre fin à la démocratie.
1,1) Le socialisme tente de développer un propos politique incomplet, il trouve grâce à cela une audience très étendue fondée sur l’inculture des
peuples. Incomplète parce qu’aucun raisonnement n’est poussé jusqu’au bout. Tout l’art du socialisme repose sur la profonde haine du peuple pour le perfectionnement et la culture économique...
culture qui ne passe même pas par l’Ecole qui serait le dernier bastion contre la mécréance socialiste. Toute « démonstration » n’aboutit pas, et reste à un niveau compréhensible par
tous : le sentiment, donc « ce qu’on voit » au premier abord.
Je me dois de donner des exemples pour éclaircir une situation plus qu’assombris par le flot d’inexactitudes des anti-libéraux. De plus en plus d’économistes « régulationistes » soutiennent qu’un Etat doit relancer l’économie nationale par la consommation. Comment ne pas adhérer à cette idée, on nous promet de l’argent pour les plus vulnérables, ces petits faibles que l’on estime tant en France, qui valent humainement plus que les méchants entrepreneurs ! En revanche, si on pousse la question plus loin, et si on se demande d’où viendrait cet argent la question révèle ses faiblesses, car il faut bien le voler quelque part pour le redistribuer ! D’après cet exemple qui est particulièrement flagrant, on comprend comment le socialisme se sert de la vulnérabilité rationnelle du peuple pour cultiver son pouvoir.
Plus sérieusement, lorsqu’on s’attaque au Libéralisme mondialisé et que les critiques fusent contre les excès et l’inégalité planétaire inadmissible, on fait preuve d’une naïveté sans précédent. Et encore une fois le discours est incomplet, on omet même la partie la plus importante, sachant que seul une ouverture économique dérégulée offre une meilleur qualité de vie, ainsi qu’une croissance forte. Le socialisme constate les inégalités, et voudrait les combattre en s’attaquant à l’unique solution pour sortir ces pays de cette misère !
1,2) Enfin, si on prend l’exemple de la crise écologique, les conclusions répondent à une question qui est encore une fois incomplète. La croissance
zéro, ou toute sorte de régulation pour une croissance verte qui refuse « le système capitaliste de l’excès » répond à un problème à moitié posé : le fait d’une impossibilité Ã
continuer dans cette voie trop consommatrice. Mais le problème est en fait la question de
l’énergie et d’une certaine utilisation de certain produit (dérivés du pétrole, CO2 et toute ces conneries). Or précisément le génie humain est fait pour
répondre à ces attentes de l’innovation et de la recherche ! L’écologisme restrictif est la réponse à une question non pas fausse (quoique le problème scientifique ne fait toujours pas
consensus), mais incomplète. Ralentir la recherche en contraignant les entrepreneurs, par précaution comme disent les néo-paranoïaques qui succèdent aux angoissés anti-galiléens, revient Ã
vouloir supprimer ce qui fait de nous des Hommes. D’où vient donc ce relent trop plein de religiosité pour être toléré... les nouvelles mères de familles socialo-bobo bien pensantes ont pris la
place des catins catholiques mal baisée c’est bien ça ?! Foutredieu ! nous devons justement mettre tous nos efforts dans l’innovation, quand le temps sera venu les chercheurs libres
auront répondus à ce problème.
2) La plus affreuse de ces mauvaises questions prend une importance beaucoup plus importante et gravissime pour l’individualisme créatif qui
disparaît petit à petit depuis l’adhésion des masses démocratique au mythe collectiviste. Je dois resituer l’époque actuelle pour mieux comprendre l’enjeu. La France, 6e puissance mondiale est « gouvernée » par un président de droite, M. Sarkozy. Il recueille plus de 53% des suffrage lors
de son élection, et sa campagne présidentielle est marquée par un bouleversement du style politique. Il attire sur lui une opposition très durement anti-sarkoziste, ainsi, une moitié de la France
rejette ouvertement sur lui tous les problèmes, et le critique constamment, quelque soi ses actions. Président très actif, il est partout et incarne une véritable énergie qui veut réformer son
pays. Président peu libéral, l’opposition socialiste voit en lui un « nanti qui privilégie les riches » etc... toutes la vulgate marxiste de l’opposition entre les classes sociales
reprend vie en France.
Les responsables, on les trouves chez les néo-marxistes et la sociologie déterministe freudo-marcusienne, mais ce n’est pas le propos. J’espère avoir été clair, mais pour résumer la situation,
nous avons des socialistes qui reproche au président d’être trop présent, d’être un hyper-président ! S’ajoute la jeunesse elle même, amas de médiocrité qu’on ne peut critiquer sans
s’attirer les foudres des joyeux merdeux égalitaristes. Jeunesse qui voit en Sarkozy un néo-dictateur, privilégiant les riches, pro-américain, bref, la critique anti-sarkoziste est de vigueur
dans la bonne société de gauche, même chez des intellectuels compétents. C’est donc la renaissance de la manipulation du pouvoir, de l’élite dirigeante de droite contre le peuple etc... Enfin,
pour qu’on comprenne bien ma position, Sarkozy ne m’est pas insupportable et je tiens vraiment à évité de tomber dans cette purée de faiblesse que représente l’anti-sarkozisme de masse
aujourd’hui. En revanche, je suis par définition contre sa politique socialiste et interventionniste de l’Etat, ce président conservateur socialiste nationaliste de type jacobin m’est
insupportable et en tant qu’anti-démocrate je suis bien obligé de critiquer l’Etat.
Voir l’opposition de gauche, qui se réclame du socialisme, critiquer le pouvoir omnipotent du gouvernement de droite c’est en soi une situation
franchement drolatique. Les jeunes gauchistes qui se voient déjà révolutionnaire dans la ligne de Mai 68 se ridiculisent eux mêmes, si ils savaient ce que serait un président socialiste !
Quelle opulente importance il accaparerait et quel rôle l’Etat Providentiel se donnerait ?! Abordons la
question de la liberté. La gauche socialiste qui désir plus de liberté, en critiquant au même instant le Libéralisme semble pétrie d’inculture. Il ne faut pas qu’en rire, car cette situation est
plus dramatique que risible, c’est dire ! Et nous pouvons revenir sur le discours incomplet du socialisme : critiquer le gouvernement de droite en appuyant sur l’excès de « l’Etat
policier », ne revient pas à faire une critique du Libéralisme du point de vue rationnel. Mais les gauchistes passent outre et critique du même coup le néo-libéralisme de l’Etat (ce qui est
déjà un comble !) et le régime totalitaire d’un Sarkozy dictateur !
2,1) Il y a deux situations qui prêtent véritablement à rire jaune, en regardant le dégâts des rouges. Nombreux sont les gens de lettres,
cultivés etc... qui se prennent au jeu de l’anti-sarkozisme pour des motifs plus ahurissants les uns que les autres. Le sentiment qu’ils m’inspirent m’est tellement insupportable que j’en ai la
chair de « palestinienne sauvagement violée par de sympathiques soldats », je préfère passer directement à la dissection de la jeunesse ! Je n’aime d’ores et déjà aucunement les
jeunes a-politques qui ont pour seul vision la soirée du samedi suivant, mais les jeunes qui cumulent avec cet handicap intellectuel l’anti-Sarkozisme sont déjà mort pour moi. C’est à la fois la
critique d’un Etat fort alors qu’ils prônent le socialisme qui me les rend abjects, ainsi que la confusion entre la droite française et le Libéralisme. Ils clament plus de libertés et plus
d’égalités ?! Mais ils ne font pas la différence primordiale entre traiter les individus de façon égale et les rendre égaux autoritairement (est-ce possible autrement ?).
En plus de cette confusion, le discours socialiste ne voit qu’une partie du problème, qui doit répondre à : Comment une société peut-elle
garantir à la fois une parfaite liberté pour ses membres tout en répondant à une certaine éthique sur l’égalité entre les individus ? Le discours socialiste promet les deux évidemment, mais
il ne répond qu’à l’égalitarisme en abrogeant par là la nature libre de l’Homme. Les socialistes actuels, que l’on trouvent à gauche et à droite, utilisent la contrainte étatique pour garantir
l’égalité aux français. Et l’égalité dépasse bien le domaine de l’égalité des chances ! L’égalité des conditions de vie, l’égalité entre les patrons et les salariés peu qualifiés etc... rien
ne fait plus peur en France ! Mais cet égalitarisme à outrance ne répond qu’à une partie de la question ! Que fait-on de la liberté une fois qu’on interdit légalement aux entreprises
d’investir, une fois qu’on interdit aux individus de se prendre en charge de façon responsable ?! Tous ces beaux parleurs, défenseurs d’un socialisme moribond, défenseurs de la
social-démocratie dévastatrice pour la créativité humaine, bref, toutes cette panoplie d’anti-libéraux ne prend pas conscience de l’étendue de la question politique. Les socialistes défendent ce
qu’on peut voir, c’est à dire la misère égalitariste, se détournant de ce qu’on ne voit pas, la mise au pilori de la liberté humaine.
2,2) Le discours incomplet est caractéristique de la misère intellectuelle. Le peuple qui ne peut pas juger des questions en profondeur se laisse
duper. Mais je ne défendrai jamais le peuple, car toutes ces fiotes fleurissement vulgairement comme des beaux framboisiers OGM, sont elles aussi en partie responsable. C’est pendant les années
de jeunesse que se forge la culture politique des masses, car la vie professionnelle inintéressante ne les rends
plus aptes à se perfectionner, sous peine de prendre conscience de l’absurdité de leur condition. Mais cette jeunesse je la côtoie tous les jours ! Et tous les jours ils s’enfoncent, les
voyous, les gauchistes, les bienheureux « vides », les salopes inutiles, les pseudo-rebelles qui ne mourront jamais d’overdose, les médiocres du fond etc... tous les jours ils oublient
un peu plus l’existence d’une conscience rationnelle chez l’Homme ! La mode c’est de « vivre pleinement sa jeunesse », on ne cherche plus à exister, mais à vivre selon la bonne morale
chrétienne qui nous dicte préalablement à toute réflexion la voie à suivre. Ils deviennent non seulement des moutons, pourquoi pas c’est relaxant, mais ce n’est pas dû à la sur-consommation comme
disent certain, c’est le discours dé-raisonable des socialistes qui rend vain tout perfectionnement intellectuel. Le discours socialiste est incomplet, il est vidé de toute profondeur... d’où
l’inutilité de la réflexion pour y être réceptif.
2,3) Mais plus profondément, c’est la question du socialisme qui donne à l’Etat le rôle le plus important de la société qui est en cause. Critiquer la sur-présence de Sarkozy dans la société c’est revenir à critiquer le socialisme ! C’est à dire l’intervention d’une force de contrainte illégitime sur une société d’Hommes libres qui doivent par dessus tout le rester pour garantir la liberté à chacun de trouver son bonheur. Et prétendre remédier aux inégalités par l’intervention de l’Etat, c’est par définition accroître le rôle de l’Etat, et permettre moralement les inégalités.
L’épicentre de l’incohérence socialiste trouve son foyer dans son double discours, tous deux incomplets. Absurdité ! Prétendre à la fois rétablir la justice sociale, sans mentionner la dimension liberticide d’un Etat interventionniste. Et d’autre part, garantir une liberté individuelle sans précédant, pensons à tous ces jeunes qui se dressent contre le pouvoir (et le néo-libéralisme avec lequel ils l’assimilent) et défendent (très justement) l’autorisation des drogues sur le marché. Mais que d’incohérence, d’approximation et de faux-bons-sentiments...
Les politiciens et les discours des « professionnels » reposent donc sur ce flou. Je repense souvent aux conditions intellectuelles et financières de l’Allemagne des années 1930 qui ont vu Adolf Hitler accéder légalement au pouvoir. Le National-Socialisme s’est en effet fondé sur l’inculture du peuple et son grave état de délabrement financier après la crise économique de 1929. Sans s’étendre sur le sujet, le peuple de France qui ne dispose d’aucun outils intellectuel pour comprendre le vide cosmique de l’incohérence socialiste actuelle, est très vulnérable à ce discours incomplet. Discours qui donne donc des réponses fausses à une vision politique incomplète ! Mais il faut bien discerner la part de fausse réponse et le manque d’approfondissement des théories socialistes. Et encore une fois, les quelques malins qui trouvent audience à leur idées complotiste, avec un Etat totalitaire qui cacherai la vérité aux pauvres citoyens approuvent du même coup le Libéralisme par définition anti-Etatique.
3) Pour bien reprendre tous les éléments avant de s’attaquer à l’élaboration d’une nouvelle idée de la science politique. Je critique ici la
simplicité et la contre-complexité du discours socialiste, c’est à dire d’une défense de l’Etat, de la Nation, de la « Justice sociale » et de l’égalitarisme. On comprend je l’espère
que le discours socialiste ne correspond pas seulement à la gauche française, il s’étend malheureusement à tout le champs politique.
Tout ce discours est fondé sur son essence incomplète, c’est à dire que les réponses données aux problèmes politiques ne prennent en compte qu’une partie de la question (« celle qu’on voit » dirait Bastiat). Nous avons vus plusieurs exemples, et le phénomène paraît récurrent : les réponses politiques socialistes ne cherchent pas à résoudre le problème à sa source, mais bien à sa seule surface, ce qui répond tout autant aux attentes du peuple à court terme. Or la forme démocratique de nos institutions gouvernementales actuelles fait reposer les questions politiques sur un court terme foutrement corrosif pour l’état des sociétés humaines. Le discours socialiste tire sa force de la politique de court terme et surtout de la décadence des peuples qui s’asservissent sans le savoir à une idéologie simpliste et compréhensible par tous. Et pire qu’à tous, le discours socialiste s’adresse en priorité aux plus ratés et aux plus faibles qui poussent comme des champignons hallucino-mortels, et c’est cet affreux mythe de l’égalitarisme pourtant annihilé après 1989, qui revient à l’horizon. Une fois que le discours politique est rendu suffisamment sommaire, les peuples s’engouffrent joyeusement, au rythme des tambours socilo-démocrates, dans le gouffre de l'infâme passivité intellectuelle, renforçant l’emprise de la simplicité socialiste dans les sociétés. C’est le cercle vertueux de l’inhumanité : discours simple et incomplet, réponses compréhensible et fausse, résultat trop monstrueux pour être assimilé aux erreurs politiques, c’est le grand absent « libéralisme » qui se retrouve responsable des problèmes étatiques socialistes !
Je suis malheureusement tenté de faire un procès au socialisme alors que je tiens seulement à montrer les limites conceptuelles d’une idée incomplète et simpliste. L’ignorance s’élève contre la liberté et la volonté individuelle, fondant ainsi la popularité du discours socialiste.
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