L’issue fatidique des deux théories politiques que sont le socialisme et le libéralisme permet de mieux comprendre leur cheminement intellectuel. Nous devons comprendre que le discours socialiste qui connaît tant de succès repose sur une dimension incomplète dissimulant le sombre dessein qu’il nous promet. Le Libéralisme tend vers une vision anti-démocratique des sociétés humaines, en privilégiant l’initiative privée contre le collectivisme.
1) Le socialisme est voué à établir une dictature là où une audience suffisamment perverse soutient l’anti-humanisme collectiviste. Soyons clair, la percée socialiste voit dans l’Etat le garant de la santé économique nationale. Non seulement le Nationalisme est de nouveau défendu face à l’opportunité « mondialisation », mais la contrainte Etatique est de plus en plus appréciée du peuple. On se bat, on défile, on écrit pour défendre l’Etat à travers la critique d’un capitalisme dérégulé dit sauvage ! Peu m’importe si les porcs illettrés connaissent la contrepartie qui découle de l’installation d’un Etat fort, à savoir la contrainte légale étendue à tous les domaines... La seule certitude concerne l’avenir des sociétés anti-libérales : un socialisme national pour ne pas faire de jeux de mots outrancier bien que véridique.
Nous vivons ce début de siècle avec la démocratisation de la critique globalisée du capitalisme mondialisé. C’est un fait tout aussi incontestable que l’égalitarisme fleurissant comme les victimes du Communisme. Qu’on soit clair et je n’y reviens plus : critiquer les excès du Libéralisme, c’est concéder que l’Etat à un rôle légitime pour réguler un marché défaillant, inégalitaire et égoïste. Sans m’étendre, l’état du monde actuel n’est foutrement pas dû au libéralisme puisque aucune Nation, par définition, ne s’est véritablement ouverte au capitalisme déréglementé. Ce sera tout. Tous les pseudo-intellectuels qui écrivent tous sur le même sujet, qui raconte tous la même bouillie inintelligible concède à l’Etat un rôle primordial ! Sans pour autant parler des dérives et des conséquences, « qu’on ne voit pas » dirait Bastiat, qu’apporte l’émergence des Etats sur la liberté individuelle.
Défendre l’Etat par la critique du Libéralisme dit « irresponsable » fait partie de ces belles paroles qui renforce l’état critique de la vitalité intellectuelle des Hommes... Remettant entre les mains de l’Etat, entité abstraite pleine de politiciens dangereux, tous leurs espoirs, les individus perdent tous les jours un peu plus de leur volonté créatrice. Sans parler des spécificités personnelles, haïes par le conformisme et l’égalitarisme creusant toujours plus vers le Grand Vide des associations « anti-tout-sauf-médiocres » ! Oyez, oyez messieurs les fabulateurs communistes ! La social-démocratie offre la pire des perversion pour l’humanité, une fois les « droits » de chaque minorités accordés, la liberté individuelle ne sera qu’un vague souvenir, un genre de rêve irréaliste qui sera lui aussi interdit par l’Etat dit responsable socialiste.
1.1) Une fois que les individus pensent que l’Etat est seul apte à leur offrir une vie acceptable, le déterminisme sociologique aura déjà bien aidé à la construction socialiste. Si l’Etat prend le rôle de la volonté de puissance créatrice, la recherche d’affirmation personnel sera non seulement interdite mais surtout très mal considérée par la société elle-même et c’est bien cette jalousie destructrice qui génère ce gène intra-générationnel de la décadence... Il faut bien avouer que la situation actuelle, du début 2009, est foutrement peu joyeuse... tout en sachant que l’individu est trop souvent tiré vers le bas ; jamais la force intellectuelle, la Culture, la création subliminale, la transcendance individuelle par l’Art n’ont été si délaissé par le peuple qui n’ose plus se prendre en main. Mais passons, le chapitre sur la volonté de puissance créatrice suivra. On voit déjà que l’Etat n’est jamais assez présent en France, le phénomène est simple : une fois qu’on a défendu certain intérêt, tous veulent y goûter, tous veulent que l’Etat soit juste en aidant tout les nécessiteux !
La comparaison est facile avec les malades du XVIIe siècle qui imploraient la guérison divine au roi thaumaturge. Aujourd’hui les ratés obligent l’Etat à les soigner de leur maux : l’anti-volonté, l’irresponsabilité, le culte de la faiblesse ! À la peste et à la jaunisse du XVIIe succède la simple pauvreté d’esprit et la jalousie morveuse au XXIe comme « maladie guérissable par l’intervention exogène d’une force spoliatrice » ! Une fois que les Hommes sont anesthésiés, leur raison se réduit à suivre un championnat de football, ou une série télévisée pour gamine décérébrée... nous voilà dans une purée vidée de toute consistance rationnelle.
1.2) La passion fait place à la raison, l’Etat doit satisfaire malgré lui toutes les attentes qu’il peut offrir en tant qu’outils de spoliation légale. Les demandes des minorités ne peuvent que s’enchaîner se muant ainsi en cercle vicieux de la délégation totale des responsabilités individuelle à l’instance par définition irresponsable qu’est l’Etat. L’Etat, entité abstraite n’est qu’une réunion de politiciens inutiles, ce qui n’est point vicieux, mais surtout spoliateur. Tous les moyens d’action étatique reposent sur la perversion de la propriété matérielle, corporelle et/ou spirituelle. La situation actuelle est une copie conforme de ce que La Boetie appelait la Servitude volontaire en ceci que les minorités cèdent avec enthousiasme et espoir leurs responsabilités à l’Etat. La majorité des populations nationales préfèrent se décharger de toute responsabilité, quitte à oublier la liberté humaine elle-même.
C’est maintenant que l’avenir et le dessein même du socialisme s’éclaircit pour les plus illuminés et allumés d’entre nous. Le socialisme ne peut conduire à long terme qu’à la dictature d’une élite politicienne fondée sur le populisme et la démagogie du discours incomplet... et sur l’innocence ignorante d’un peuple sous opium intellectuel. C’est la paralysie rationnelle qui sera le ferment des dictatures socialistes du XXIe siècle, dictature qui pourrait être trop parfaitement démocratique... les peuples volontairement irresponsable, un Etat légitime tout puissant ! Une fausse liberté, invisible car les quelques entrepreneurs créatifs seront castrés par l’absence de volonté de puissance humaine, par la haine de l’individu égoïste face au collectif altruiste ! Tous semble aller pour le mieux dans la post social-démocratie sur-Etatiste mais d’aucun n’osera plus entreprendre, trouvant plus agréable l’égalité paresseuse, l’absence de concurrence, la mise au pilori du surpassement individuel pour « discrimination à l’encontre des plus faibles » ! L’étrange tableau d’un nouveau socialisme cumul :
a) la maîtrise des peuples incultes par les passions émanant d’un discours incomplet,
b) l’asservissement volontaire à un Etat Christique providentielle par toutes les minorités formant ainsi la majorité démocratique et la spoliation légale,
c) le culte de l’Etat et l’élan exponentielle tendant à conférer un pouvoir toujours plus important à la prétendue sagesse Etatique face à l’égoïsme du marché libre,
d) l’utilisation de la morale altruiste à des fins politiciennes reposant sur le vol, la contrainte matérielle, et la haine de l’individu libre et volontaire,
e) enfin, le retour d’un nationalisme sous couvert des droits de l’Homme et autres absurdités similaires qui contre-balancerait en surface la xénophobie socialiste.
La popularité d’un discours socialiste étatique rend cette post social-démocratie de plus en plus présente et oppressante pour notre liberté
individuelle. Les minorités visibles, invisibles, religieuses, miséreuses etc... se dressent farouchement contre l’émancipation individuelle et cherchent un soutient au niveau étatique. Le
discours socialiste est irréalisable en ce qu’il promet deux choses contraire bien que son ascendant égalitarisme le rend dangereusement dictatorial : la liberté par l’égalité imposé de
l’Etat.
Penser le socialisme, c’est donner à l’Etat des instruments pour interdire aux hommes de se comporter librement en prenant l’égoïsme des capitalistes comme exemple pour illustrer la faillite du
marché libre... remarquons que les politiciens ne sont jamais mis en cause par l’irresponsabilité et l’égoïsme, non, avec l’ENA en poche l’individu est devenu bon pour conduire son peuple c’est bien ça ? Que d’hypocrisie, mais qui donc ouvre les yeux sur la
décadence et l’illusion grossière !
2) Le Libéralisme est voué à mettre fin aux passions démocratiques. Soyons clair, une société libre n’est pas tenue d’être démocratique. Une première raison consiste donc à faire l’effort intellectuel de se dire que la privatisation des services actuellement accaparé par l’Etat rend le tout démocratique vain.... tout simplement parce que l’Etat lui même serait supprimer. Et quand bien même si je voudrai être plus concret, la société libre ne se fonde pas sur la souveraineté du peuple, mais sur l’échange approuvé entre individus. Nous n’avons plus besoin des services inutiles des politiciens, et la passion Pro-Etatique dé-résponsabilisante pourrait devenir loufoque !
Je tiens à me faire bien comprendre des hordes prêtes à me vider de mon sang libéral, de tous ces collectivistes ayant fondé leur pouvoir sur l’asservissement d’un peuple trop démocratique pour être libre. La démocratie n’est pas nécessaire à partir du moment où la Nation devient une entité absurde. Rien m’est plus affreux que des nationalistes, cette préférence nationale qui ferait des français des personnes plus proche de moi que les coréens ! Mais je n’ai jamais voulu participer à la construction de la Nation France moi ! Je t’exècre moi, misérable entité au service du raté et du faible ! Je suis plus Nietzschéen que français, plus Sadiste que parisien, plus Hayekien qu’européen ! Même si je semble m’écarter du sujet démocratique il n’en est rien, car la démocratie se fonde sur l’existence d’une Nation ou d’une fédération de Nation. Je refuse la Nation car l’accepter c’est admettre que j’ai une préférence altruiste et solidaire plus forte pour mes concitoyens que pour les étrangers ! La démocratie nationaliste est forcement xénophobe ! L’anti-nationalisme devrait être un principe plus répandu ! Et l’anti-démocratisme en découlerait naturellement.
Plus la société s’ouvrira, plus la taille et le rôle de l’Etat deviendra misérable, plus la liberté individuelle s’étoffera au dépend de la spoliation étatique. Et c’est très logiquement que la valeur « démocratie » perdra toute consistance alors même que cette idée déjà très mauvaise en soi, a contribuer à l’établissement de la social démocratie globalisée ! Si je devais avoir une vision de la société libre, ce serait seulement l’échange entre individus qui importerait, et certainement pas la « santé économique » des Nations, par définition étatiquement indéfendable !
2.1) Encore une fois, la démocratie est défendue par les ennemis de la liberté. La démocratie c’est faire d’un peuple le pseudo-souverain de lui même. Je sais que la démocratie se fait au service de la majorité, contre l’individu libre et au service du collectivisme réducteur. Bien sûr que je vais plus loin : la démocratie sert en premier lieu le raté et le faible en ceci que nos sociétés sont majoritairement constituée d’ignorants, qui ont d’ailleurs tout intérêt à défendre un système étatique démocratique. Le libéralisme tel que je l’imagine offre cette belle idée d’un individu qui ne doit en aucun cas subir, sans son consentement, le joug majoritaire, arbitraire et pour ainsi dire démocratique. L’individu créatif opposé à la masse immobile et peureuse. La voilà la véritable lutte qui a conduit l’Histoire ! Les idées conduisant le monde comme l’a si bien dit Hayek, c’est l’homme libre opposé à la majorité qui crée seul en devant affronter la résistance anti-progressiste des masses préférant l’immobilisme et l’égalitarisme à venir. Ils galopent derrière chaque électeurs tous ces papes du misérabilisme complaisant à l’égard du peuple souverain, contre la puissance personnelle amenant la création.
Si il faut être anti-démocrate, c’est par amour de l’Homme raisonnable ! La création, l’innovation, la puissance personnelle doivent être plus
qu’autorisées mais valorisées dans les sociétés libres. Le libéralisme n’est pas un état donné, ce n’est pas un état de société qui ferait disparaître la nécessité démocratique comme disent
certain. La société libre est un idéal de liberté, de volonté de puissance personnelle vers laquelle chaque homme ne peut pas oser tendre. Le libéralisme est une idée du seul humanisme réel,
donnant aux hommes la possibilité de trouver ce qu’il leur semble subjectivement utile. Mais nous ne pourrons jamais parler d’un avènement du libéralisme au même titre que nous avons trop parlé
de l’arrivée providentielle de la social-démocratie. Lorsque je défend la société libre, je défend donc la liberté individuelle qui est continuellement décriée par les ennemis de l’individu
égoïste : les collectivistes. Pour ainsi dire, le libéralisme est voué à rencontrer une résistance acharnée tant que le collectif aura tous les droits face à l’individu libre. La démocratie
ne doit pas être jugée sur les éventuelles bienfaits qui en découle, mais sur la castration permanente du créatif par le collectif pour qui la liberté individuelle incarne la faille
démocratique.
2.2) Je suis fier de vouer ma vie à combattre les ratés et les faibles, car je sais que face à face, le raté sera mon inférieur. Mais en démocratie, les faibles seront toujours, et indéfiniment majoritaires, légitimes institutionnellement, et inattaquables. L’individualisme à l’époque de la social-démocratie globalisée, est une idée par essence vouée à l’échec tant que les ratés s’illusionneront d’une quelconque souveraineté nationale. Mon ennemi, c’est la Nation et ce collectivisme solidaire auquel elle m’astreint sans mon consentement. L’Etat démocratique rend tout effort individuel difficile dans nos société sclérosée par la affaiblissement assumée des masses. Or c’est bien chez les politiciens attisant la médiocrité des masses que réside cette petite lueur pro-collectiviste. Je suis contre le peuple souverain qui vote de façon faussement démocratique pour des politiciens pillant les ressources des individus pour satisfaire les collectifs de faibles.
Le libéralisme est un élan spirituel qui s’efforce très logiquement de combattre la démocratie et le phénomène d’anti-individualisme qu’elle entraîne. Sachant que le libéralisme n’est pas un objectif statique comme l’est le socialisme, il faut s’efforcer d’opposer sa voix à celle de la majorité tant que les ratés auront le pouvoir, ou plutôt tant que les politiciens feront croire aux faibles qu’ils sont souverains. Je sais que la France est dirigée par des politiciens qui ont avant tout comme désir très compréhensible d’accroître leur pouvoir en complaisant les faibles (les plus nombreux chez les électeurs). Le cercle est pire que vicieux, il est entièrement entouré d’une fine couche de poison visqueux qui rend ce cycle très cruellement venimeux pour les hommes libres.
2.3) Si je suis contre la démocratie, c’est seulement par mon amour individualiste de l’homme créatif. Malheureusement cet homme mué par sa volonté personnel est freiné en démocratie, voir rétrogradé au rang d’ennemi, d’asocial ou d’égoïste me diront certain fanato-altruiste au faux bon-cœur. Je sais trop pertinemment que cette vision sera décriée par la majorité, et c’est justement pourquoi le concept de majorité n’est pas viable pour conduire une nation... si il ne vaut déjà pas pour certifier une opinion. Les moralisateurs me diront qu’il faut un dédain dangereux pour oser défendre sa supériorité face aux autres. Eux, les universitaires sans talent, sans volonté ni puissance, préfèrent se cacher derrière le rideau enflammé de la tolérance, pour mieux profiter du pouvoir qu’ils ont acquis grâce au système démocratique. Les défenseurs acharnés de la démocratie sont par définition les moins enclin à voir ce système disparaître, et conserve ainsi leurs avantages, leur légitimité grâce à une supercherie qui profite à tous sauf à l’individu libre. La démarche est par ailleurs fort compréhensible, ceux qui n’auraient jamais de tels pouvoir ni une telle reconnaissance dans une société libre ont tout intérêt à se battre pour conserver et étendre la démocratisation généralisée.
Il n’y a pas d’alternative possible concernant les systèmes politiques. Le socialisme mène à la dictature plus ou moins visible, de par son essence
fascisante d’une « société idéale » forcement arbitraire et totalitaire. La doctrine libérale s’oppose à l’idéologie socialiste car aucun plan idéal d’une société n’est pressentie à
l’avance, c’est l’anti-constructivisme : on donne aux hommes la liberté pour qu’émerge une société spontanée. La démocratie n’est plus une fin, et cette politique finira par nuire aux
sociétés en ce qu’elle freine l’effort individuel, lui préférant la complaisance des masses.
La société démocratique, marque l’équilibre entre socialisme et libéralisme (qu’on ne mettra pas sur le même plan). La social-démocratie dans laquelle nous évoluons de façon assumée depuis 1945
en occident repose sur le double discours d’une politique libéralo-sociale. Nous évitons ainsi l’extrémisme d’une dictature « de gauche », sous couvert de justice sociale pour mieux
exterminer l’individu au profit de la masse moutonnière, docilement affaiblie. Mais il n’est pas question de qualifier nos sociétés de « libérales » sous prétexte qu’elles soient
démocratique et relativement ouverte. L’individu libre est victime de l’irresponsabilité des masses, il subit donc le joug étatique sans pour autant être autorisé à sortir du scandale
social-démocrate collectiviste car la démocratie légitime la spoliation... sous prétexte d’altruisme !
La démocratie est un indicateur assez fiable pour juger de l’état des libertés dans une société. L’équilibre démocratique marque l’hésitation entre
la dictature et la société libre. Le penchant des hommes pour l’irresponsabilité, la complaisance envers leur ignorance ou encore la simple paresse intellectuelle rend l’avenir démocratique
souvent bien sombre. Lorsque le principe de démocratie devient un emblème ou une réponse à toutes les questions, lorsque la démocratisation est vue comme progressiste, il est temps de se demander
quel est l’avenir de l’individu libre. Savoir satisfaire le plus grand nombre par des promesses électorales,
c’est rentrer dans le jeux de la « dictature douce », de la dictature invisible pour les masses endormies.
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