Samedi 28 février 2009



Comprendre la crise économique actuelle à travers le flot de sottises et d'approximations journalistiques. Cet inconnu Libéralisme en prend encore plein la tronche !

 






Il est vrai que le monde de la finance a pu agir de manière irresponsable, mais c'est l'intervention de l’Etat fédéral américain qui a très largement contribué à cette déresponsabilisation en faussant les mécanismes du marché. Les causes politiques ont un rôle plus que certain dans cette crise économique.

 

La politique monétaire laxiste

- La FED (Federal Reserve) a entrepris de baisser fortement les taux d'intérêt après la bulle Internet. Ils descendent en dessous de 2% entre 2002 et 2005, soit négatifs avec l'inflation. Le but est de doper l’économie artificiellement. Les taux faibles permettent assurément de mieux consommer et investir, mais ils génèrent des bulles artificielles à long terme. L'argent bon marché permet d’offrir plus de crédit, mais il se déconnecte de l'épargne et de la production et c’est encore une foi une source  d’instabilité. La lecture de Mises et d’Hayek concernant la crise de 1929 et le rôle du dopage artificiel de l’économie par l’Etat grâce à la politique d’argent bon marché relayé par les banques semble nécessaire. On a donc le phénomène suivant :  1) hausse des crédits – 2) hausse de demande de logement – 3) hausse des prix – 4) constitution d'une bulle immobilière.

- De plus l’annonce de Greenspan dit qu'on évitera la crise éventuelle en injectant massivement des liquidités dans le système pour prévenir toute baisse d’activité. Les risques sont alors privatisés et les pertes collectivisées - mutualisées.

- Enfin la FED remonte les taux d’intérêt vers 2004 ce qui étouffe les ménages qui ont tous pris un crédit en même temps. A partir de 2004 les ménages devaient vendre leurs bien pour rembourser leurs frais immobiliers à cause de la hausse brutales des taux d'intérêt de la FED et des crédits à taux variables. Le marché s’écroule alors que tous les ménages devenus insolvables font le même calcul. Les hypothèques de biens immobiliers, à la valeur fortement dépréciées, ne pouvaient plus servir de garantis aux banques et les titres qui avaient été émis sur la base de ces crédits pourris sont devenus toxiques perdant leur valeur et entraînant une spirales de crise de confiance.

 

La politique social d'accès au crédits immobiliers

- Sous Carter passe en 1977 le Community Reinvestment Act (CRA), renforcé sous Clinton en 1995. Il vise à « promouvoir l'accès aux crédits immobilier pour les communautés issus des minorités ». Sous couvert de beaux principes collectivo-altruiste, on empêchent les organismes de crédits de refuser (sous certaine conditions) des crédits immobiliers à des ménages issus des minorités sous peine d'être poursuivis pour discrimination. Bref, les banques doivent « prêter » à des gens manifestement incapables de rembourser.

- Il faut maintenant se pencher sur deux organismes de refinancement hypothécaire, FannieMae et Freddie Mac qui représentent une grande partie du marché des crédits hypothécaires américain. Ce sont deux structures issues de la sphère publique qui ont été privatisé mais elles restent redevable devant l'Etat, et susceptibles d'être aidées par les fonds publiques. Les deux organismes avaient donc une garantit implicite (désormais explicite !) de l'Etat et une mission de politique sociale d'aide à l’accès aux crédits immobilier pour les ménages défavorisés. Cette politique de droits au crédit immobilier était explicite, notamment par des objectifs à atteindre en terme de ménages modestes couverts par ces crédits chaque années : objectifs fixés par le Département de l'Immobilier et du Développement Urbain, et rehausser chaque année.

 --> La propension de ménages gagnant moins de 60% du revenus médian de leur zone d'habitions qui devait obtenir des prêts spécialement abordables était fixé par le Département du Développement Urbain à 20% des emprunteurs en 2000, et à 28% en 2008. Mais on peut pousser la perversion politicienne plus loin ! FannieMae et Freddie Mac couvraient ouvertement de plus en plus de crédits hypothécaires de ménages insolvables lorsque des démocrates ont poussé le Congrès à abaisser les ratios prudentiels des instituts bancaires, forçant à prendre encore plus de risques.

La politique monétaire laxiste a contribuer à l'essor de ces prêts risqués octroyés par le biais du CRA, de FannieMae et Freddie Mac au nom du droit du crédit immobilier pour tous. Les prix sur le marché ont augmenté nourrissant la bulle immobilière et permettant aux pauvres de s'endetter hors de tout contrôle ! C’est avec des droits-créances crées artificiellement par des politiciens devant satisfaire les attentes de leur électorat inconscient mais bien-pensant qu’une bulle immobilière s’est créée pour finir en crise économique globale.


 

 

Les ratios prudentiels des institutions financières

Ce sont les autorités étatiques qui ont entériné les règles financières selon lesquelles les fonds propres des institutions financières doivent être (au minimum) de 8% des avoirs. Concrètement, les « ratios prudentielles » minimum qui assurent la confiance sur le marché ont été rabaisser pour permettre aux banques de prêter aux ménages peu solvable. La bienveillance des autorités étatiques régulatrices mériterait d’être revue à la baisse, sur le long terme bien sûr (au delà des échéances électorales). Par comparaison, ces ratios étaient de 60% dans le système libre du XIXè siècle au Etats-Unis.

 

La politique urbaine

Révolution écologique oblige, des lois dites « de zonage urbain » ont vu le jour dans certaine ville américaine. Derrière le mirage de la croissance intelligente, on a restreint l'offre de terrain à bâtir selon des règles de construction arbitrairement décidées par les fastidieuses sacro-saintes collectivités publiques. La pénurie artificielle de terrains constructibles réduit l’offre et conduit logiquement à la hausse des prix !

 

Fin

Le dopage de l’économie par les politiques publiques anti-providentielles déséquilibre le mécanisme du marché. La vertu du laissez faire est mise à mal par l’intervention toujours plus oppressante des autorités irresponsables qui nous gouvernent, sur le plan monétaire, social et urbain dans le cas présent.

Il est erroné et injuste d’accuser encore et toujours le seul marché libre en omettant constamment de pointer du doigt les défaillances de l’interventionnisme. Les faits parlent d’eux mêmes, les institutions financières ont agi de manière irresponsable car elles avaient la certitude que l’Etat collectiviserait les pertes en cas d’écroulement ! Les réglementations et les subventions actuels risquent de reproduire les erreurs du passé, le cycle infernal de l’intervention socialiste ne prendra fin qu’après la réinstauration de la responsabilité au sein d’un marché libre. Pour finir, le Libéralisme doit s’attaquer aux rigidités des Etats socialo-Christo-providenciels qui empêchent la souplesse nécessaire aux réajustements capitalistes.


 

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