Mardi 28 avril 2009

Souvent, un drôle de sentiment m’envahis lorsque des idées, pourtant incohérentes et enfantines, se font échos dans la jungle médiatique, trop civilisée à mon goût.

 

La séquestration des patrons est à la mode dans ces zones arides d’illettrisme, d’inculture, de paupérisation de la volonté individuelle. Brutes aisément malléables contre cadres trop humains pour être compris par ces non-êtres, ces automates de la réaction prolétarienement sentimentale, ces funambules de la médiocrité. Qu’ils sont habiles ces porcins, tas de crottes inodores beuglant, rouspetant en cœur contre les derniers hommes !? Mais c’est qu’ils alignent plus de mots qu’ils n’en ont jamais appris ces loques acéphales ! je ne suis pas de jeux là ! je le sais, moi, qu’ils ne comprennent rien ! qu’ils simulent tout comme leur brute de femme au lit.

Les fourbes communistes sont dans le coup ? Bien sur ! le mensonge c’est leur truc à ces doux agneaux... Soyons clair. Les prolétaires et ouvriers français (qu’ils l’aiment ce mot obsolète) subissant le poids de la Crise se vengent sur les patrons de quartier. Ils ne tiennent pas leurs promesses qu’ils disent ! ils nous exploitent comme de vulgaires bêtes ! seul le profit compte pour eux clament-ils en agitant le drapeau rouge du négationnisme soviétique ! Eux, les tendres enculés superflus et privilégiés parlent de matérialisme capitaliste comme du diable... eux qui donnerait leur cerveaux ramollis pour un paquet de cigarette et une bière ! Eux qui exploitent une partie de leur concitoyens pour vivre décemment à l’aide d’allocations jamais suffisantes.

Si il existe des exploiteurs se sont bien eux, les renégats de la raison humaine, les pieux serviteurs de l’idéal socialo-fasciste. L’exploitation est par essence socialiste puisqu’elle repose sur un prélèvement financier ne relevant pas d’un contrat... Ont-ils le choix les créatifs, les entrepreneurs de se faire voler leur dus ? pour ces groupes de moutons galeux assoiffés d’allocation et de fric ! Ils n’ont même pas l’air sympathiques. Ils vivent au crochet d’un Etat totalitairement socialiste, absolument injuste et illimité. Ce sont les bourriques de notre temps, les chapardeurs de l’individualisme, les derniers mammouths, tondus, dociles mais increvables, suintant le marxisme mal digéré. La liberté individuelle, ils s’en tapent comme de la raison humaine ! ce qu’ils veulent, c’est faire perdurer le flou sur leur hypothétique « humanité », pour être inattaquables. Ce sont eux les pires égoïstes finalement, prêts à tout pour faire perdurer leur condition d’exploiteurs subventionnés.
 

 


  Il faut distinguer deux choses : la séquestration qui est partout minimisée et défendue dans les médias, puis l’intervention de l’Etat dans chacun de ces conflits crées de toute pièces pour apaiser l’humeur des rustres ronchonneux.

 

a – Séquestration

 

La séquestration c’est l’acte marxo-bourdieusien par excellence. On prend d’assaut la citadelle de l’histoire humaine : l’entreprise et l’entrepreneur. L’entreprise, lieu de création, est attaquée par les bourreaux du monde contemporain, les consomateurs-et-c’est-tout, les ânes submergés et dépassés par leur instinct consuméristes. Voir cette infestation de vermines, vomissant quelques diatribes, s’attaquant au système capitaliste avec leurs fantomatiques outils de raisonnement, c’est le résultat concret du socialisme global. Je veux assurément entendre par là, l’ignorance totale, le culte antimystique du relativisme moral, le respect du zéro, la tolérance outrancière : la démocratie Française.

Leurs actes sont-ils si compréhensibles qu’on le dit salement ? Lorsqu’un journaliste, lorsqu’un intellectuel, un usurpateur de la raison, un bouseux prétentieux « comprend » ces actes, c’est le zéro qui gagne. Mais une couche supplémentaire peut s’ajouter.

« je condamne évidemment ces séquestration mais je comprends la situation désespéré de ces gens »

Si je défends l’Etat de droit, je n’accepte pas qu’un individu exerce un pouvoir coercitif sur un autre, quelle que soit son mobile. Retenir quelqu’un de force est une brutalité comparable à celle des Etats contrôlant arbitrairement leurs frontières.

D’un autre côté, les bien-pensants, fidèles à leur postes d’usurpateurs de la cohérence rationnelle, défendent une société dans laquelle chacun pourrait restreindre la condition d’un autre... s’il est le plus malheureux. Si, je suis malheureux, les politiciens, les intellectuels, voir les artistes (les plus appétissants jean-foutres) me défendront pour acquérir le statut si désiré « d’homme charitable et fraternel ». Bref, pour faire bien, pour paraître gentils, il faut défendre certains hors la loi !

Oui, les saccages, les séquestrations, la libre coercition de patrons est bien moins grave que la consommation de cigarette à notre époque. Comprendre ces actes, puis les condamner pour ne bousculer personne, c’est faire acte de populo-socialisme d’un goût foncièrement arbitraire et bien-pensant. Comment faire respecter l’autorité d’un Etat de droit si la Loi élémentaire est ainsi bafoué par de grandes folles irresponsables ?

 

 

b – Intervention de l’Etat

 

Compatir avec les ramollis de la Raison en milieu prolétaire, c’est accepter la soumission de l’individu à l’intérêt général. Moi, unique entre tous, je devrais compatir avec le groupe social « prolétaire » car ils seraient « français » ! le sont-ils vraiment ? aiment-ils Nabe, Céline, Jean pierre Léaud, Bastiat, Constant, Bloy ? ou préfèrent-ils le foot, Marc Levy, Gad Elmaleh, Télérama, la bière entre amis ? Non, décidément, s’ils sont français, je ne le suis pas. Nos valeurs ne sont pas communes. Si le socialisme comme subordination des individus à l’intérêt général de façon arbitraire et violente, leur est plus familier que les valeurs libérales, je ne répond pas à la solidarité franco-française qu’ils demandent.

Si je dois apprécier, aider et subventionner un autre que Moi, ce doit être de mon plein grès, pour les valeurs et les vertus qu’il porte en lui. Il n’y a assurément aucune fraternité entre Moi et un socialiste, entre Moi et un croyant soumit à sa tradition etc... Je suis évidemment plus solidaire avec les gazaouites qui souffrent injustement qu’avec des salopes illettrés vivant de subventions, complaisamment enculées par les idées marxistes des ces malins intellectuels jouant avec les envies, les jalousies : les horreurs des hommes.

Après tout, que veulent-ils de plus que la bienveillance, la solidarité forcée et arbitrairement régentée par l’Etat socialiste. Nous, pauvres individus, créatifs ou non, puissants ou non, nous devons nous plier devant la force coercitive de l’Etat, il n’y a pas de choix dans nos démocratie-illimitée-donc-dictature. Les beaux couillons et les affreuses buses gueulent, s’égosillent, aboient comme les animaux qu’ils sont, toujours plus, toujours plus d’aides sociales entendons-nous sortir de ces gueules démolie par l’usure, par le quotidien pourri qu’ils supportent ces tonitruants voleurs.

Heureusement, l’Etat est là pour ne pas faire appliquer la Loi. L’Etat, le sublime, l’unique sauveur, l’apaiseur de trouble sociaux, l’icône religieuse despotiquement illibérale au service de tous, d’aucun, des plus nombreux, des moins influents, des plus dangereux. Les aides sociales, les subventions aux industries en difficultés, les indemnisations mirobolantes aux onctueux voyous insolents, toutes les forces de l’Etat socialiste sont mises en place pour acheter la Paix Sociale. C’est le salut des prolétaires ! l’étouffement des mécontentements, légitime ou non, par l’Etat.

 

  La séquestration des patrons est pardonné et compréhensible si on défend une société du clientélisme politique, un société construite sur le sentiment et la fraternité coercitive.


 

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