Jeudi 21 mai 2009



La seule question qui m'importera jamais est l'existence des régimes socialistes, collectivistes, totalitaires. L'URSS et les démocraties populaires représentent le mystère du collectivisme totale. Comment des hommes ont-ils puent se sacrifier au nom d'une cause nationaliste - caché par une contre-exploitation reflétant bien la haine de l'individu et l'attrait du tribalisme. La communauté tribale, le village primitif bien construit, n'autorisant aucune flexibilité dans une société totalement hiérarchisée au nom d'un intérêt collectif supérieur.

Toute la question politique est dans la signification de ce "supérieur". Quelle cause pourra être supérieur à la volonté individuelle ?

Il n'y a qu'une alternative en philosophie politique : l'individualisme ou le collectivisme. En sociologie les concepts d'individualisme méthodologique, défendue par Boudon par exemple, et de holisme. En science économique la microéconomie - et praxéologie chez Mises et Hayek - ou la macroéconomie.

La critique de la démocratie est sans doute une étape importante dans la construction d’un individu. Il faut haïr la démocratie et ne pas en avoir honte.

 

Attention, qu’on ne me confonde pas avec les médiocres esprits infertiles pré-dirigistes qui voient la démocratie comme l’absolue liberté qu’il faudrait faire flancher.

 

Moi, je prétends que la démocratie n’est rien en soi. Je dis que la démocratie ne vaut que par la doctrine économique qui s’y applique. Il n’y a aucun fin sinon la liberté totale, radicale du marché économique, du capitalisme de laissez faire.

 

La démocratie totalitaire est un pléonasme. En refusant, en niant, en excrétant l’autorité collective sur l’individu, la démocratie est un gouffre à faire fermenter les conscience personnelles.

Je ne deviens pas sujet de la République, je ne suis pas un enfant de la République car je serai conduis à me sacrifier pour autrui.

 

La constellation anarchiste est dans l’erreur. L’anarchisme ne reconnaît pas d’intérêt collectif. Il ne comprend même pas le bien collectif. Car le bien collectif n’est rien d’autre que le dénigrement des volontés individuelles.

 

Il n’y a qu’un droit. Un seul à partir duquel toutes les théories de la justices se forment. La propriété totale, radicale, de son corps, de son esprit et de ses moyens économiques. D’où sortent-ils ces droits au travail, droit à un logement, droit à l’éducation etc. ?

 

Qui donne ces droits si ce n’est les opulents ? Arrêtons. Ces droits développent petit à petit un esclavagisme contemporain. On sacrifie un opulent pour le bonheur des Français – du collectif France ? L’absurde atteint son paroxysme.

 

Je ne reconnaîs aucun collectif local – et l’humanité serait peut-être le seul et unique collectif viable. Me sacrifier, sacrifier un opulent pour maximiser la satisfaction des miséreux qui auraient un droit sur moi, est moralement inacceptable.

 

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